Poème 15: Désir

Poème 15: Désir
Assise au loin ou devant toi,
Quelque soit l'endroit,
Dés que tu passes près de moi
J'ai le coeur en total émoi.

Tu me souris, me fais la bise.
Et chaque fois je jurerais que la banquise
Elle-même ne pourrait résister
A la chaleur qu'en moi je sens se diffuser.

Oh si seulement tu pouvais voir
Ce que plusieurs ont déjà dû comprendre.
Si seulement j'avais le pouvoir
De te le montrer, te l'apprendre.

Mais tu ne fais rien pour te rapprocher.
Et tu me laisses, désespérée,
Attendre que tu te décides à venir
Donner une réponse à mon désir.

Ton silence et ton attitude me tuent
Et de te parler, je n'ai pas le courage.
J'ai peur d'une terrible déconvenue.
Alors, seule avec mes pensées, j'enrage.

Si jadis David vanquit Goliath le géant,
Est-ce qu'aujourd'hui, toi, tu viendras à bout
De ce vide si pesant
Qu'il y a entre nous?
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le dimanche 26 juillet 2009 11:10

******************

******************
J'ai une vraie fascination pour les yeux cas pour leur apprendre à mentir, il faudrait être capable de comprendre leur langage
De Leina/Nessie
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le vendredi 03 octobre 2008 18:07

Poème 14: Mon plus grand bien

Poème 14: Mon plus grand bien
Mon soleil, mon astre roi
Je suis en orbite autour de toi
Prise dans cette attraction
D'irrésistibles émotions.

Si je ne bonze pas c'est parce que ma peau
Se refuse à un autre soleil que celui de ton amour
Si je n'ai pas souvent très chaud
C'est parce qu'il me manque tes bras autour

Lorsque, suspendue à ton cou
Ou assise sur tes genoux,
Je suis soudain prise de fièvre
Ce n'est que l'appel de tes lèvres.

Sois Adam, et je serais la pomme
Je me laisserai croquer sans résistance.
Et ce parce que tu es l'homme
Qui, de mon c½ur, déchaine la cadence.

Sois magicien, et je serais la baguette
Pour me laisser prendre et manier
Par ces mains si parfaites.
Que j'apprendrai à caresser.

Mais accorde moi plutôt la faveur
De n'être que toi, mon Damien
Pour que le simple bonheur
D'être à toi sois mon plus grand bien!

De moi

# Posté le mardi 16 septembre 2008 02:26

Poème 13: Stances à Marquises

Poème 13: Stances à Marquises
Marquise, si mon visage
A quelques traits un peu vieux
Souvenez-vous qu'à mon âge
Vous ne vaudrez guère mieux.

Le temps aux plus belles choses
Se plaît à faire un affront;
Il saura faner vos roses
Comme il a ridé mon front.

Le même cours des planètes
Règle nos jours et nos nuit:
On m'a vu ce que vous êtes;
Vous serez ce que je suis.

Cepandant j'ai quelques charmes
Qui sont assez éclatants
Pour n'avoir pas trop d'alarmes
De ces ravages du temps.

Vous en avez qu'on adore,
Mais ceux que vous méprisez
Pourraient bien durer encore
Quand ceux-là seront usés.

Ils pourront sauver la gloire
Des yeux qui me semblent doux
Et dans mille ans faire croire
Ce qu'il me plaira de vous.

Chez cette race nouvelle
Où j'aurai quelque crédit,
Vous ne passerez pour belle
Qu'autant que je l'aurais dit.

Pensez-y, belle Marquise,
Quoiqu'un grison fasse effroi,
Il vaut bien qu'on le courtise
Quand il est fait comme moi.

Pierre Corneille
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le jeudi 11 septembre 2008 16:07

Poème 12: Réversibilité

Poème 12: Réversibilité
Ange plein de gaieté, connaissez-vous l'angoisse,
La honte, les remords, les sanglots, les ennuis,
Et les vagues terreurs de ces affreuses nuits
Qui compriment le coeur comme un papier qu'on froisse?
Ange plein de gaieté, connaissez-vous l'angoisse?

Ange plein de bonté, connaissez-vous la haine,
Les poings crispés dans l'ombre et les larmes de fiel,
Quand la Vengeance bat son infernal rappel,
Et de nos facultés se fait le capitaine?
Ange plein de bonté, connaissez vous la haine?

Ange plein de santé, connaissez-vous les Fièvres,
Qui, le long des grands murs de l'hospice blafard,
Comme des exilés, s'en vont d'un pied traînard,
Cherchant le soleil rare et remuant les lèvres?
Ange plein de santé, connaissez-vous les Fièvres?

Ange plein de beauté, connaissez-vous les rides,
Et la peur de vieillir, et ce hideux tourment
De lire la secrète horreur du dévouement
Dans des yeux où longtemps burent nos yeux avides?
Ange plein de beauté, connaissez-vous les rides?

Ange plein de bonheur, de joie, et de lumières,
David mourant aurait demandé la santé
Aux émanations de ton corps enchanté;
Mais de toi je n'implore, ange, que tes prières,
Ange plein de bonheur, de joie et de lumières!

Charles Baudelaires
Les Fleurs du Mal
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le jeudi 11 septembre 2008 15:56